Quotidien

À mon niveau, que puis-je faire pour l’environnement ?

29 mai 2018

Au départ, je n’avais pas du tout prévu de faire un article sur l’environnement et l’écologie. Mais c’est en voyant l’actualité du moment qu’il m’est apparu comme une évidence. Dans ce contexte des états généraux de l’alimentation, il n’y a pas une journée sans que nous ne recevions des nouvelles négatives de l’assemblée nationale : deux jours auparavant, c’était la totalité des amendements au projet de loi en faveur du bien-être animal dans les exploitations qui était rejetée, cette nuit celui de l’inscription dans la loi de la sortie du glyphosate dans 3 ans.

Ces réformes, les statistiques parlent d’elles mêmes, nous sommes beaucoup à les vouloir. Mais ce ne sont pas nous qui les votons. Et quand les mauvaises nouvelles pleuvent vient le sentiment d’impuissance : on se sent seul, petit et insignifiant face à ces géants qui ont l’air d’avoir des préoccupations toutes autres que celle de l’environnement.

Pourtant, nous ne sommes pas seuls. J’écoutais hier un des épisodes du podcast de Josée-Anne SC qui m’a justement parlé sur ce sujet car elle disait que si on se sent seul par rapport à tel ou tel sujet, c’est parce qu’on est mal entouré, et que quelque part au dehors, il y a d’autres personnes qui partagent nos opinions. Et c’est exactement ce qui se passe avec l’écologie : des amoureux de la nature, qui eux aussi sont désemparés par les récentes actualités, il y en a beaucoup. Et si toutes ces personnes s’unissaient dans leurs actions, dans leurs petits gestes du quotidien, le résultat serait loin d’être négligeable.

C’est pourquoi aujourd’hui, je voulais consacrer cet article à une liste de petites choses simples et accessibles, que l’on peut faire suivant son budget et ses moyens. Certains points pourrons vous parler plus que d’autres, c’est normal car nous sommes tous différents. Mais au final, l’important est de se rappeler que chaque geste compte.

Réduire sa consommation de produits d’origine animale

Les industries produisant la viande, le poisson, les oeufs et produits laitiers font parties des industries les plus polluantes au monde. J’ai fait le choix personnel de me passer de ces produits, mais sans en arriver là, nombreuses statistiques montrent que l’on pourrait déjà réduire considérablement leurs impacts si chacun ne mangeait pas de la viande tous les jours. Et ce faisant, on peut en profiter pour élargir son menu en y incluant de nouveaux aliments : fruits, légumes, céréales, … qui ne font pas de mal pour la santé !

Faire attention à ses déchets

Il suffit d’ouvrir son réfrigérateur ou son placard : les emballages et sur-emballages sont partout. Et ces déchets ne sont pas nécessairement recyclés, même avec le tri sélectif, beaucoup sont susceptibles de se retrouver dans la nature. Pour en éviter une partie, il y a les marchés, les magasins bios et coopératives où on vend en gros, les petits commerçants, ou encore on peut essayer d’emmener ses propres contenants au supermarché (certains acceptent).

Manger local et de saison

Une autre raison d’aller faire son shopping dans sur les marchés ou chez les petits commerçants, c’est la possibilité d’avoir accès à de la nourriture plus locale et de saison, qui est bien souvent moins chère en plus d’éviter des transports et intermédiaires inutiles. Il ne faut pas hésiter d’ailleurs à poser la question à son commerçant. Certaines coopératives proposent également des abonnements pour recevoir régulièrement des paniers de saisons.

Du local aussi pour les vêtements

Dans les produits de notre quotidien qui font également du chemin, il y a nos vêtements. Non seulement ils sont pour beaucoup produits dans des pays en développement où la main d’oeuvre n’est pas traitée de façon éthique, mais en plus leurs productions est très gourmandes en eau et très polluante, exposant la nature aux alentours et les travailleurs à de grands dangers. Choisir des vêtements produits en Europe ou dans un pays développé, c’est bien souvent plus cher, mais c’est aussi l’assurance d’éviter une partie de ce désastre écologique. Et cela peut être une occasion de repenser sa penderie, moins volumineuse mais plus qualitative, en achetant une pièce bien faite au lieu de plusieurs qui ne seront plus en forme au bout d’un an.

Faire son jardin

Entretenir son jardin ou son balcon a plusieurs avantages écologiques : il permet de supporter la faune locale (surtout les insectes pollinisateurs en leur offrant un peu de diversité) et c’est aussi un bon apprentissage pour savoir ce qui est de saison et ce qui ne l’est pas. Et même si vous êtes comme moi et que vous n’avez pas de chances avec vos récoltes, cela reste un passe-temps valorisant et vite très addictif !

Regarder de plus prêt l’étiquette de ce qu’on achète

Que ce soit pour la nourriture, les produits cosmétiques ou d’entretiens, un bref coût d’oeil à l’étiquette permet souvent de faire la différence entre les produits les plus écologiques … et le reste. Pour l’environnement mais aussi pour la santé, mieux vaut s’orienter vers les listes d’ingrédients courtes, sans conservateurs / colorants, sans noms à rallonge qui semblent tout droit sortis d’un laboratoire de chimiste.

S’inscrire dans un parti / une association

On en revient à la question de l’entourage : le meilleur moyen de trouver des gens qui ont les mêmes intérêts que nous pour l’environnement, pour se motiver entre nous ou même organiser des actions ensembles, c’est bien de s’inscrire dans des groupes ou d’aller à des rencontres d’associations. Les réseaux sociaux sont aussi un très bon outil pour cela, qui nous permettent d’échanger quotidiennement avec des personnes du monde entier.

Être curieux

Enfin, ce dernier point est celui d’ouverture pour en ajouter de nouveaux à votre liste personnelle. Rester curieux et s’informer, tenter des choses nouvelles, voilà la voie pour pouvoir vivre d’une façon en accord avec son éthique. Il y a tant de choses que l’on peut faire ou apprendre, comme fabriquer ses propres produits d’entretien, réparer ses objets électroniques, veiller le sujet pour découvrir les dernières innovations, … tant à faire que ce seul article est forcément incomplet. Mais j’espère de tout coeur que ces quelques points vous auront déjà donné quelques pistes pour, chacun à votre rythme, être le changement.

Merci de m’avoir lu.

Et vous, êtes vous sensibles à la cause de l’environnement ? Quels gestes écologiques faites vous ou seriez vous prêt à faire ?

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9 Comments

  • Reply Emilie 30 mai 2018 at 13 h 02 min

    Je suis aussi très sensible à la cause environnementale, et bonne nouvelle, d’après ton article, je fais déjà pas mal de bonnes choses 🙂

    • Reply Élodie 1 juin 2018 at 8 h 52 min

      Merci pour ton petit mot, Émilie ! Et aussi pour chaque action que tu fais pour notre jolie planète 🙂

  • Reply lacourseauxmots 11 juin 2018 at 11 h 43 min

    Super ton article et conseils vraiment inspirants ! 🙂

    • Reply Élodie 11 juin 2018 at 16 h 23 min

      Merci beaucoup de m’avoir lue 🙂

  • Reply Nymeria 13 juin 2018 at 10 h 32 min

    Je suis très sensible à la cause environnementale. D’après ce que tu dis, je fais pas mal de choses ! Par exemple il y a quelques années, je n’aurais jamais imaginé vouloir manger moins de viande, mais maintenant je n’en consomme plus que 3 fois par semaine environ. Comme quoi il ne faut jamais dire jamais !
    J’ai aussi des poules, qui aident à réduire les déchets organiques 😉 (je n’ai pas la possibilité d’avoir un composteur). Ce sont mes animaux de compagnie, comme un chien ou un chat 🙂
    Merci pour ton article !

    • Reply Élodie 13 juin 2018 at 12 h 40 min

      Merci pour ton petit mot et bravo pour tout ce que tu fais déjà !
      Et j’abonde dans ton sens pour les poules, je n’ai pas la chance de pouvoir en héberger chez moi (pas de jardin) mais on en a dans la famille, et elles adorent finir les restes de repas, le pain dur ou les fruits et légumes qui ne sont plus consommables. J’aimerais beaucoup en avoir un jour chez moi, d’autant plus que dans ma région des associations les sauvent des abattoirs et les proposent à l’adoption.
      Bonne journée xxx

      • Reply Nymeria 13 juin 2018 at 15 h 11 min

        Oui, l’idéal c’est de les sauver de l’abattoir ! Je n’ai pas eu cette possibilité (pas d’association près de chez moi) mais si je devais accueillir un nouveau gallinacé, c’est ce que je ferais sans aucun doute !
        Bonne après-midi 😉

  • Reply Marine 19 juillet 2018 at 17 h 40 min

    Coucou ! Pour moi honnêtement le plus difficile, ce sont les vêtements , bien que je n’en achète quasiment jamais… Le prix de la mode éthique est vraiment hors budget pour moi, du coup pour le moment je me penche sur l’occasion. J’espère pouvoir m’acheter quelques pièces avec le temps et notamment les chaussures que je ne souhaite pas acheter d’occasion ! Pour le reste je fais de gros efforts depuis plusieurs années =) Merci pour ton article !

    • Reply Élodie 20 juillet 2018 at 13 h 44 min

      Merci pour ton petit mot ! Les vêtements, c’est aussi mon point noir car je ne connais pas encore trop les solutions qui sont là en Allemagne. J’ai acheté quelques jolies pièces venant de marques éthiques en France mais, comme tu dis, ça coûte plus beaucoup plus cher, j’espère qu’elles vont me durer longtemps !

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